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22.05.2007

DISCOURS DE FRANCOIS FILLON AUX DEPUTES DE LA MAJORITE

Mes amis,


 ...Nous avons trois priorités immédiates qui seront, je l’espère,

au cœur de vos travaux législatifs durant la session

extraordinaire du parlement.

La première, c’est la sécurité des Français. Face à la violence

et la délinquance il ne faut pas céder d’un millimètre.

Face à la violence et la délinquance nous allons faire

ce que nous avons dit ! 

La question des mineurs délinquants et celle des

multirécidivistes seront traitées dès le mois de juillet.

La seconde priorité, c’est la revalorisation du travail.

Le temps des hésitations est fini !

Nous visons, d’ici cinq ans, le plein emploi et nous

sommes bien décidés à nous en donner les moyens.

Nous l’avons dit et nous le ferons tout de suite : nous

allons libérer les heures supplémentaires.

A l’automne, tous ceux qui veulent travailler plus

pour gagner plus le pourront ! Cette mesure, vous

le savez, c’est plus qu’une mesure technique,

c’est une révolution culturelle !

En France, la valeur travail est de retour ! C’est elle qui

nous permettra d’aller à la conquête de la croissance ;

c’est elle qui nous permettra de sortir de la

paupérisation salariale ;

c’est elle qui nous permettra de financer notre pacte social.

Dans un même élan nous vous proposerons de défiscaliser

le travail étudiant, de favoriser le cumul entre l’emploi et

la retraite, de prévoir la déduction des intérêts d’emprunts

immobiliers, de supprimer les droits de succession, d’instaurer

le bouclier fiscal à 50% de l’ensemble des revenus et

l’investissement direct dans le capital des PME.

Il s’agit de provoquer un choc de confiance du même ordre que

celui qui avait permis en 1958 d’initier une longue période de

prospérité restée dans l’histoire comme « les trente glorieuses ».

Cette dynamique économique, sera complétée par une réforme fondamentale : celle de nos universités.

Depuis plus de vingt ans, rien n’a bougé en la matière.

La France a décroché sur le plan universitaire et scientifique.

Les universités françaises qui étaient les meilleures

du monde ont disparu dans la profondeur des

classements internationaux.

La démocratisation de l’enseignement supérieur est

venue se briser sur le mur de l’échec qui frappe près de

50% de nos étudiants de première année de licence.

Le temps de l’action est venu !...

...Le Président de la République a besoin d’une majorité

décidée et créative.

Il a donc besoin de vous.

Vous pouvez compter sur moi : je vais m’engager

totalement car j’ai la certitude que vous en ferez autant.

Ensemble, nous allons aller chercher la victoire."

TEXTE INTEGRAL SUR LE BLOG DE FRANCOIS FILLON 

http://www.blog-fillon.com/

Commentaires

LE FANTOMAS DE L’ÉLYSEE
une enquête du Tigre sur
http://republicoin.blogspot.com

J’ai promis à mes lecteurs de ne pas trop m’attaquer, sauf cas de haute trahison, aux hommes et femmes qui s’évertuent à incarner nos institutions démocratiques et encore moins au Président(e) de la République. Ça tombe bien puisque le petit billet qui suit tient plus de la douceur que de l’aigreur.

J’ai remarqué en effet que depuis le début de la campagne présidentielle et ce jusqu’à présent, j’avais la fâcheuse tendance, pour un mec se disant de gauche, à défendre quasi systématiquement mon bon Nicolas. Alors certes si je tape plus fort sur mon camp, c’est bien d’une part pour le réveiller et d’autre part parce que je suis moi aussi atteint de ce syndrome qui porte à être plus dur avec ses proches qu’avec ceux dont on s’en bat les oeufs. Du coup, j’ai commencé par prendre la tendance à défendre mon bon Nico, pour un signe plutôt positif.

Le problème c’est, comme je le disais plus haut, le coté systématique. Alors après m’être sondé les voies corticales, j’ai fini par comprendre. Il y a de la sympathie dans mon côté avocat de la défense, une sympathie qui remonte à loin, à l’enfance. Nicolas Sarkozy me fait penser à Louis de Funès. Or j’adore Louis de Funès. Sa taille, son front, ses mimiques, ses tiques, sa grandiloquence toute française, son côté faux dur, je brasse de l’air et tout le reste me fait penser au commissaire Juve traquant Fantomas. Et j’avoue même que cinq ans d’épisodes « des aventures du commissaire Juve » à l’Elysée, ce n’est pas pour me déplaire.

Mais qui donc, est Fantomas ?

Commissaire SIL

Ecrit par : Sil | 23.05.2007

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