30.03.2008

La nécessaire réforme du Parlement

L'éditorial d'Yves Thréard (Figaro) du 26 mars.

Nicolas Sarkozy avait prévenu avant les municipales : il tiendrait compte du résultat du scrutin, mais il maintiendrait le cap des réformes. Changer la France, il n'a pas d'autre choix. Il a été largement élu pour cela en mai 2007. Reste à ajuster la méthode et à améliorer la visibilité des changements pour que les Français aient, au moins, le sentiment d'en bénéficier. Ce qui est loin d'être le cas. Parmi les textes présentés à cette nouvelle session parlementaire, il en est donc un qui apparaît urgent, celui de la réforme des institutions. La lenteur et la complexité du travail législatif sont la cause d'une partie du mal français.

Les solutions ne manquent pas pour rendre le ­système plus efficace. La consultation du Conseil d'État pour avis préalable à tout projet de loi est-elle toujours nécessaire ? Le vote en seule commission des textes les plus techniques n'est-il pas possible ? Les décrets d'application ne doivent-ils pas être prêts immédiatement ? La procédure des navettes entre Assemblée nationale et Sénat ne peut-elle être simplifiée ? Le rôle de la Chambre haute ne mérite-t-il pas d'être reconsidéré ?

Autant de questions qui ne figurent certes pas au rang des priorités des Français  dont les yeux sont rivés sur le pouvoir d'achat  mais qui ­permettraient de répondre plus vite à leurs attentes. Et d'associer plus étroitement le pouvoir législatif à la politique du gouvernement. C'est le souhait d'une majorité de députés et sénateurs, de droite comme de gauche, qui estiment être régulièrement tenus pour quantité négligeable. Cela éviterait les malentendus et les polémiques inutiles.

Certaines des conclusions du comité Balladur, mis en place par Nicolas Sarkozy pour réfléchir à la modernisation de nos institutions, vont dans ce sens. Mais qu'en restera-t-il ? Le texte sera soumis aux parlementaires début juin.

Forte de sa victoire aux municipales, la gauche se manifestera sans doute sur plusieurs points pour marquer son désaccord. Notamment sur les rapports du président de la République avec le Parlement. Déjà, le PS a affirmé qu'il ne voterait pas en l'état l'avant-projet de loi présenté par François Fillon. Le dossier semble donc mal engagé, d'autant que son adoption requiert une majorité qualifiée (trois cinquièmes) qui suppose quelques ralliements.

Dommage. Car si l'occasion est manquée, elle ne le sera, une nouvelle fois, que pour des raisons de « politique politicienne ». Vieux réflexe qui paralyse notre pays. Il n'y a pas si longtemps, pourtant, certaines voix dans l'opposition s'étaient montrées plus audacieuses. Elles réclamaient une refonte totale de nos institutions, une VIe République.

L'action de Nicolas Sarkozy, depuis son arrivée à l'Élysée, a permis de faire sauter des tabous, d'ouvrir des débats. Des commissions d'experts ont été nommées. Des réformes, réputées difficiles, ont été engagées. D'autres sont attendues, sur le contrat de travail, la modernisation de l'économie, la protection de l'environnement. Si l'ensemble paraît parfois un peu brouillon, rarement notre pays a connu pareille effervescence. Mais pour que les Français en récoltent rapidement les fruits, il faut simplifier nos mécanismes de décision.

29.02.2008

La leçon d'Histoire de Max Gallo aux sarkophobes

maxgallo.jpg « Adieu Sarko, adieu ! » Dans combien de semaines-après les élections municipales ?-entendrons-nous, dans les rues parisiennes, ces quelques mots scandés sur l'air d'« Adieu , de Gaulle, adieu ! » chanté par les foules de Mai 68 ? Heureuse manière, n'est-ce-pas, de fêter un 40e anniversaire ? Déjà tel ambitieux socialiste suggère aux laïques de « descendre dans la rue » afin de défendre la laïcité menacée. Peut-être y retrouveront-ils les ombres de centaines de milliers de manifestants qui protestaient contre une modification de la loi Falloux, proposée par un ministre de l'Education nationale. C'était il y a quinze ans. Ce chrétien grand teint jure aujourd'hui, croix de bois, croix de fer, que la laïcité est sa ligne de vie. Tant mieux !

Il campe nuit et jour, avec d'autres citoyens illustres, sur les remparts de la République en danger, en rêvant à son destin. Il est signataire d'un appel à la vigilance républicaine. On s'étonne d'ailleurs, compte tenu des périls qui menacent Marianne (pour résumer : la fin de la laïcité, de la liberté d'expression, des droits de l'homme, de l'indépendance nationale, et pour tout dire d'un mot : « le pouvoir personnel confinant à la monarchie élective » ) que le nom du coupable-devinez qui ?-ne soit pas mentionné dans ce texte.

La gauche qui défilait en mai 1958 puis en mai 1968 osait nommer de Gaulle en criant : « Le fascisme ne passera pas », en dénonçant « le coup d'Etat permanent », en caricaturant le général sous les traits du Führer. « La chienlit, c'est lui », et en le renvoyant « à l'hospice », « au musée », « aux archives ».

Il est vrai qu'aujourd'hui la discrétion de l'appel de vigilance républicaine s'accompagne de l'inépuisable catalogue des attaques personnelles contre Nicolas Sarkozy. Nous ne mangeons pas de ce vocabulaire-là. Nous défendons des valeurs. Nous avons l'âme et les mains pures, argumentent les illustres signataires.

Décidément, la langue de bois-l'hypocrisie, pour parler clair-reste une grande vertu démocratique.

Mais peut-être s'agit-il surtout de prudence tactique. Sarkozy a été élu par 53 % de 85 % du corps électoral. L'un des plus larges scores de la Ve République. Il est encore trop tôt pour crier « Un an ça suffit ! » comme on lançait à de Gaulle « Dix ans ça suffit ! » Alors on prend la pose. On laisse les picadors énerver la bête. Un SMS par-ci, une caricature par-là. On prépare l'estocade en habit de lumière : on en appelle à la vigilance républicaine. Beau travail de la muleta. Car l'expression, lourde de sens, est bien choisie. « Le fascisme ne passera pas » est daté, usé. On ne compte plus les Hitler depuis 1945. « Vigilance » use du même procédé de diabolisation, mais le nuance d'une élégance savante. Cela rappelle le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes dans les années 30. Les ligues factieuses montaient à l'assaut du Palais-Bourbon. Les gardes mobiles ouvraient le feu sur le pont de la Concorde. C'était le 6 février 1934-Blum, présenté comme un juif allemand, était accusé de souper avec les ploutocrates dans de la vaisselle d'or. Des ligueurs tentaient de le lyncher. Est-ce que la France du XXIe siècle ressemble à celle du premiers tiers du XXe ? Dans la réalité virtuelle, tout est possible. Et le mot « vigilance » sonne si bien : foin de vérité historique ! Adoptons-le.

Mais, chers et illustres citoyens, quand il s'agit d'un péril aussi extrême-le nazisme se profile à l'horizon des années 30, votre référence-, on n'attend pas. Il y a urgence.

Le « diable » innommé qui hante votre appel à la vigilance prépare, à vous en croire, le retour à un ancien régime confessionnel. On annonce l'effacement de la République, de la Révolution française, donc, des Lumières. Songez qu'il évoque les « racines chrétiennes de la France ». Et vous vous contentez d'un clin d'oeil aux articles voisins qui dénoncent eux, « le grand malade », « l'agité à la démarche de camionneur », l'homme aux montres de prix, aux vacances de milliardaires-pas encore la vaisselle d'or, mais on y vient... La connivence discrète avec les picadors n'est pas de mise. Il faut vite crier : « Un an ça suffit ! »

Mais peut-être vous y préparez-vous, au vu des sondages et des résultats escomptés des élections municipales. On imagine le commentaire déjà esquissé : le peuple français, berné en mai 2007 par l'enchanteur, le bateleur, le diabolique et ses airs de flûte patriotique et salariale, s'est enfin réveillé. Il échappe aux sortilèges du démon. Et nous exigerons au nom de la démocratie le silence du président, un changement de cap et, pourquoi pas, avec le peuple debout, le départ de cet élu d'un printemps. « Adieu Sarko, adieu ». Et c'est bien ce désir-là, ce scénario qui s'exprime malgré les non-dits. Certes, il faut être prudent. En mai 1968, ce de Gaulle à terre, dont Mitterrand venait de réclamer la place, avait retourné l'opinion en quatre minutes et trente secondes de discours. Et il faut d'autant plus se méfier de Sarkozy que, si l'on peut lui reprocher des « écarts » de langage, il n'a jamais cherché à passer en force. Longues négociations, accord avec des syndicats. On ne voit poindre aucun texte sur la laïcité. Il y a des expressions discutables, un changement de ton, mais tout cela ouvre le débat, et ne le conclut pas. Jamais comme depuis le printemps 2007 la politique et la controverse n'ont autant envahi l'espace public. La politique est de retour et donc la République est réveillée. Qui s'en plaindrait ?

Reste le « pouvoir personnel confinant à la monarchie élective » ! Ce n'est jamais que l'habillage qui se veut nouveau d'un thème d'il y a cinquante ans, illustré par le livre de Maurice Duverger : « La monarchie républicaine ». Et chacun sait que l'élection au suffrage universel du président de la République crée un déséquilibre de légitimité entre parlementaires et président. Mendès France, cohérent et rigoureux, refusait cette élection « plébiscitaire ». Mitterrand, qui la dénonçait, fut le plus louis-quatorzien des chefs de l'Etat. Et parmi les candidats à l'élection présidentielle, les vigilants républicains, on n'en voit pas qui aient renoncé à leur rêve. Ils ont plutôt fait, en mai 2007, dans le registre « providentiel ». Et ils piaffent d'impatience ! Le quinquennat-Jospin, Chirac- a exacerbé les ambitions, renforcé la tutelle présidentielle. Tous pensent à 2012 et ils ont le rouge du dépit au front.

Comment, ce Sarkozy, venu de Salonique, de Hongrie, de Neuilly, est président de la République ! Anomalie, usurpation. C'est un défi à la raison, aux bonnes manières. Il est si vulgaire ! Nous sommes la culture, le savoir, le bien, le droit, les valeurs morales, la justice, la République, l'amour du genre humain, l'élégance, la poésie, l'Histoire, le bon goût, le socialisme, la laïcité, le gaullisme, le vrai centrisme, bref les présidents comme il faut ! Nous savons gouverner. Nous préservons notre vie privée-sauf lorsque nous accouchons ! Ce président n'est qu'un quelconque avocat, ni Ena, ni X, ni ENS. Il est petit de taille et fort mal habillé. La République est en danger, soyons vigilants. Certes, pas d'écoutes téléphoniques, pas de suicide d'un collaborateur direct à l'Elysée, pas de GIGN pour monter la garde autour d'une seconde famille cachée, pas de fils à l'Elysée chargé des affaires africaines (M. Papamadit). Mais il n'a pas lu Chardonne. Et peut-être ne peut-il pas réciter du Saint-John Perse ! Et voyez de qui il s'entoure : Rama Yade, Fadela Amara, Rachida Dati, et des figures emblématiques de la gauche. On dit même que l'un de ses plus importants ministres est franc-maçon, du Grand Orient de France, une « secte » laïque fort mal vue au Vatican ! Cet homme-là est bien un vil suborneur qui met en danger la République. Il affiche sa vie privée. Impardonnable. Et saluons le martyre du journaliste qui a publié à la une de son hebdomadaire une photo volée, une intimité violée, montrant l'épouse de Sarkozy au côté de son amant. Voilà en effet un exemple de respect de vie privée. Ce président corrompt tout. Notre Louis XIV républicain avait pu protéger ses secrets avec la complicité de toute la presse. Quel grand président, n'est-ce pas ? Heureusement, sondages, élections à venir font souffler un air vivifiant sur la République, et les courageux, grisés, montent au front : « Un an ça suffit ! »

Osera-t-on rappeler 2002-après 1995-, quand le juste, l'austère, le chef du gouvernement dont on se plaisait à saluer l'extraordinaire bilan ne fut même pas présent au second tour de l'élection présidentielle ?

En 2007, la Jeanne du XXIe siècle évita cette déconvenue, mais, malgré son agneau dans les bras-belle image pieuse-, elle a été largement battue. Et Nicolas Sarkozy le bateleur, élu. Diable ! On imagine qu'il vient parfois à la mémoire des vigilants républicains ce vieux slogan de 68 : « Election trahison » .

Mais les résultats des élections municipales s'annoncent si bons qu'on voit le rouge de l'ivresse du succès colorer les joues, et le mépris accompagner le sourire des vainqueurs présumés.

Puis on se souvient qu'il ne s'agit que d'élections locales. Il faut donc préparer la suite, les banderoles : « Un an ça suffit ! » On n'est jamais assez vigilant ! On fait confiance aux électeurs, et le jour de la grande élection, en 1995, en 2002, en 2007, ils vous trahissent. Le peuple, décidément, n'a pas bon goût.

17.02.2008

La France a officiellement ratifié le traité de Lisbonne

La France a officiellement ratifié le traité européen de Lisbonne, avec la publication, jeudi au Journal officiel, de la ratification portant la signature du chef de l'Etat Nicolas Sarkozy.

La France est ainsi le premier pays fondateur de l'Union européenne à donner son accord au traité, près de trois ans après le non des Français qui avaient rejeté le projet de Constitution de l'UE. Elle est le cinquième pays européen à dire oui, après la Hongrie, la Slovénie, Malte et la Roumanie.

Le Parlement français avait donné son feu vert à cette ratification, en révisant la Constitution de la Vème République le 4 février en congrès à Versailles, puis en adoptant, dans la foulée, dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 février, le projet de loi de ratification. Signé à Lisbonne le 13 décembre 2007 par les 27 Etats membres de l'Union européenne, le traité remplace le défunt projet de Constitution européenne, rejeté par les Français, à près de 55%, lors du référendum du 29 mai 2005.

Ce nouveau traité a été ratifié, comme en a décidé le chef de l'Etat, par la voie parlementaire, nettement moins risquée que la voie référendaire, mettant fin à six années de polémiques qui auront surtout divisé la gauche socialiste.

Ce traité n'est plus officiellement une Constitution, abandonne les symboles de l'Union (hymne, drapeau, devise) et la référence à l'objectif économique de "concurrence libre et non faussée". Il prévoit des avancées institutionnelles, comme un président du Conseil européen élu pour un mandat de deux et demi renouvelable.

L'objectif est que les 27 pays membres l'aient entériné avant fin 2008 pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2009. A ce jour, Hongrie, Slovénie, Roumanie et Malte l'ont ratifié par la voie parlementaire. En Slovaquie, un différend entre partis a conduit à un report sine die de la ratification. En Grande-Bretagne, la procédure parlementaire est en cours et devrait prendre plusieurs semaines.

Le seul pays ayant annoncé un référendum est l'Irlande, où il est obligatoire. Le scrutin pourrait avoir lieu en mai. Beaucoup de pays n'ont pas encore fixé de calendrier précis. L'Allemagne s'est engagée à ratifier au premier semestre 2008, mais d'autres devraient attendre encore un peu, comme l'Espagne ou la Suède, qui ne prévoit un vote qu'en novembre. Aux Pays-Bas, qui avaient eux aussi dit "non" à la constitution lors d'un référendum en 2005, le gouvernement "s'efforce de conclure le processus de ratification" en 2008.

07.06.2007

INTERVIEW DE N. SARKOZY POUR LE FIGARO

 

« Je n’essaie pas de savoir si la majorité sera trop grande ou trop petite. Jeme bats pour obtenir le soutien parlementaire qui me permettra de mettre en oeuvre le projet ratifié par les Français. »


ÉLYSÉE Dans un entretien au « Figaro », le chef de l’État demande aux Français une « majorité large » pour « réformer en profondeur ».
LE FIGARO.– Quels enseignements tirez-vous de ce premier mois à l’Élysée ?
Nicolas SARKOZY.– J’ai essayé de mettre à profit ce mois pour que – si les Français me donnent une majorité à l’Assemblée nationale – mon gouvernement puisse se mettre au travail dès le lendemain des législatives. J’ai été élu sur un projet fort, cohérent, basé sur la franchise et la vérité. Mon devoir c’est de mettre en oeuvre ce projet. J’ai eu l’occasion de dire qu’en matière économique et fiscale je ne laisserai personne le dénaturer. Je veux dire, avec lamêmeforce, pour que cela soit bien compris de tout le monde, qu’il en ira de mêmeavecmonengagement en faveur d’une République irréprochable et d’une démocratie exemplaire.
Vous faites allusion à votre proposition de réserver la présidence de la commission des finances à l’opposition…
Notamment. Je comprends parfaitement que cet engagement, que j’ai pris devant les Français, puisse bousculer certaines traditions et peut-être gêner des ambitions, mais tout cela a bien peu d’importance au regard de l’enjeu. Mon devoir de président c’est de rassembler une majorité et le devoir de lamajorité c’est de s’ouvrir. Si la majorité ne s’ouvre pas, elle se condamne. Le président de la République ne peut être l’homme d’un parti ou d’un clan. Cet engagement sera donc tenu dès le lendemain des élections législatives. Mais j’irai plus loin.
Comment ?
Je pense aux méthodes de travail du Parlement. Je pense aux droits de l’opposition, qui doit enfin avoir un statut. Je pense à l’encadrement des nominations, à l’évaluation de tous les responsables sur leurs résultats. Je pense encore à la place qui doit être faite au développement durable et au rôle du Conseil économique et social. Je crois à cette politique. Je la mènerai. Je suis heureux d’avoir dans mon gouvernement des hommes de la qualité de Bernard Kouchner, de Jean-Pierre Jouyet, d’Eric Besson et Martin Hirsch. Ils ont été courageux. Si l’opportunité se présente, je proposerai à d’autres personnalités de gauche et du centre de nous rejoindre. Avec l’ouverture, je n’ai pas voulu faire un « coup ». Je veux réformer en profondeur notre pays pour le moderniser. Parce que les changements seront forts, j’ai besoin d’une majorité large.
Cela devrait être le cas, si l’on en croit les sondages…
Rien n’est gagné. Rien n’est joué. L’heure n’est certes pas à la répartition de postes, qui ne sont pas encore conquis. J’engage tous les responsables de la majorité à se battre jusqu’à la dernière minute, comme je l’ai fait moi-même, avant le premier tour et le second tour.
En demandant une large majorité, ne donnez-vous pas des arguments à ceux qui vous reprochent de « vouloir tous les pouvoirs » ?
Ceux qui disent cela sont ceux qui se sont battus au côté de François Mitterrand pour lui donner la majorité que l’on sait ! « Tous les pouvoirs », cela ne les gênait pas quand c’était pour la gauche ! Qu’est ce que cela veut dire quand vingt régions sur vingtdeux sont à gauche, quand plus de la moitié des départements sont à gauche, quand tant de communes sont à gauche ? Je n’essaie pas de savoir si la majorité sera trop grande ou trop petite. Je me bats pour obtenir le soutien parlementaire qui me permettra de mettre en oeuvre le projet ratifié par les Français. Je me bats pour avoir une majorité qui m’aide à appliquer le mandat qui m’a été confié.
Réformerez-vous le mode de scrutin des législatives ?
Je recevrai après l’élection toutes les formations politiques représentées à l’Assemblée, au Sénat et au Parlement européen… Y compris le Front national ?
Au nom de quoi l’écarterais-je, dès lors qu’il a des élus ? J’écouterai les propositions de chacun. Si un consensus se dégage en faveur d’une dose minoritaire de proportionnelle, nous en discuterons. Je ne suis pas fermé.
Allez-vous procéder à un remaniement après les législatives ?
Des secrétaires d’État feront leur entrée. Je précise tout de suite qu’ils seront nommés en petit nombre : on ne doublera pas, loin de là, la taille du gouvernement ! J’ajoute qu’ils devront répondre à des critères de diversité à la fois par leurs origines territoriales, leurs origines politiques et être représentatifs de la France multiple. Par ailleurs, la parité est un objectif auquel je ne renoncerai pas.
Comment définiriez-vous votre relation avec François Fillon ?
Je voudrais rendre hommage à son action. Il fait un excellent travail et j’ai avec lui une relation très confiante et très amicale. Nous avons construit le projet ensemble, nous le mettons en oeuvre ensemble. Nous sommes complémentaires. Nos montres marquent la même heure. En un mois, je n’ai pas eu un cas de désaccord entre nous.
Des frictions sont tout de même apparues lorsque le ministre du Budget a évoqué la question de la déduction des intérêts d’emprunt ou la « pause » dans la lutte contre les déficits…
Sur ce dernier point, je ne laisserai dire à personne que nous ne tiendrons pas nos engagements européens en matière de maîtrise des dépenses publiques. Je n’ai jamais employé le mot « pause » . La France a pris des engagements, elle les respectera. Pour réduire les déficits, il faut réduire les dépenses et augmenter les recettes. Je suis engagé dans un projet de revalorisation du travail. J’affirme que cette politique nous permettra de gagner la croissance qui nous manque. Mais cette démarche n’est pas exclusive d’économies. Je confirme la règle du nonrenouvellement d’un fonctionnaire sur deux dès le budget 2008. Je confirme que nous réformerons les régimes spéciaux en 2008. Je confirme aussi qu’il nous faudra trouver de nouvelles économies sur l’assurance- maladie.
La session extraordinaire se prolongera-t-elle en août ?
Le mois de juillet sera consacré à l’action législative prioritaire. Le mois d’août, aux vacances. Dans l’immédiat, je veux faire passer un texte économique et financier très fort qui montrera la cohérence de notre politique.
Ce ne sera pas un collectif budgétaire ?
Non. Un collectif budgétaire c’est ouvrir de nouvelles dépenses. Moi je veux créer les conditions d’une nouvelle stratégie économique.
Allez-vous bousculer les habitudes lors du 14 juillet ?
Le 14 juillet, j’inviterai un détachement militaire de chacun des vingt-six pays de l’Union européenne à défiler sur les Champs- Élysées. Ce sera un beau symbole ! La garden- party sera consacrée aux victimes et plus largement à tous ceux qui ont traversé des épreuves. Seront aussi invités tous ceux qui ont fait un acte de bravoure. Le soir, nous organiserons au Champ- de- Mars un grand concert en l’honneur de la France et de l’Europe. Et la traditionnelle interview présidentielle ?
Ce sera une conférence de presse, probablement un peu avant le 14 juillet.
Vous avez annoncé une loi contre les « parachutes dorés ». Comment va-t-elle fonctionner ?
Le dispositif, très simple, consistera à lier l’existence de primes de départ – qui devront être votées par l’assemblée générale des actionnaires – à la performance du dirigeant remercié. Pas de performance, pas de prime.
Le président de la République soutient-il un candidat pour la présidence de l’Assemblée et celle du groupe UMP ?
Non. Mais le président de la République peut dire à ses amis : avant de vous concurrencer pour savoir qui présidera quoi, peut- être serait- il plus judicieux de conquérir d’abord la majorité.
Que pensez-vous de la controverse entre Jean-Pierre Raffarin et Patrick Devedjian sur la gouvernance de l’UMP ?
Je ne suis plus président de l’UMP et je n’ai pas à avoir d’opinion sur le sujet. Il n’est pas absurde qu’une formation politique modifie son organisation dès lors que le président de la République est issu de ses rangs. Mais cette affaire de statuts n’intéresse pas les Français, ni le président de la République.
L’UMP est tout de même votre famille politique ?
C’est ma famille d’origine mais je ne suis plus président de l’UMP. Le président de la République ne peut pas être membre d’un parti politique. En même temps, mon devoir est de rester à l’écoute de ceux qui sont mes électeurs et qui doivent pouvoir me dire un certain nombre de choses.
Vous vous étiez engagé à définir le rôle de votre épouse après votre élection, qu’en est-il ?
Nous en parlons beaucoup, elle et moi. Elle aura l’occasion d’exposer sa vision de son rôle d’ici peu, lorsque les choses seront définitivement calées.
Avez-vous eu un contact avec Jacques Chirac depuis son départ ?

LE SURSAUT

     Le sursaut 
 

     La France semble être de retour parmi les nations pragmatiques. Les peuples se réveillent et sanctionnent avec un zèle toujours certain les dirigeants qui les ont trahis. Les grands mensonges faits aux Français ont vécu. Le voile est levé, le masque est tombé : on ne s’enrichira pas en travaillant moins, l’ordre n’est pas un délire fasciste, l’interventionnisme étatique ne peut être la règle, dans une économie désormais soumise aux contraintes de la mondialisation. Mais peut-on en vouloir à ce peuple trop romantique pour accepter le monde tel qu’il est ? La France s’est toujours rêvée différente, en marge de ce monde qu’elle contemple avec distance et qu’elle aime à contredire. Héritage d’une nation qui, seule contre toutes, mena avec succès la Révolution face à l’Europe des monarchies. Depuis, elle se surprend sans cesse à vouloir changer le monde. Mais la rêverie a un prix…celui de l’isolement, qui condamne de sa froide sanction toute nation qui refuse d’accepter la réalité telle qu’elle est. La France serait-elle en train de grandir, tel un enfant qui découvre avec douleur qu’il faut faire le deuil de sa vanité et de ses rêves ? Après vingt ans de révolte face à ce monde qui changeait sans elle, la France sort enfin de son huis-clos. Le tragique et l’originalité ne sont plus à la mode, désormais seuls comptent les résultats. La France s’est en 2007 invitée au grand banquet des nations en marche.

     C’en est fini du mythe de l’interventionnisme à outrance dans une économie désormais mondialisée et ouverte sur le monde. Ce mythe, dont l’histoire commence en 1981, celui d’un îlot de résistance sur lequel devait venir se briser, telles les lames d’une mer déchainée sur les digues d’un port invincible, les autres pays, qui dans leurs errements impardonnables, avaient fait le choix du libéralisme. Folie qui devait être punie. Folie qui devait être effacée. Ils devaient voir, ils devaient tous prendre exemple sur nos nationalisations, notre politique de réduction du temps de travail, notre modèle social français. Ils ont vu. Nous fûmes l’exemple, celui à ne pas suivre. La suite est connue et méritée. Les modèles économiques n’ont que faire du romantisme. La réalité est froide et sanctionne les mauvais choix idéologiques. Nous avons perdu vingt ans.

     C’en est fini de l’idéologie du politiquement correct, instaurée un jour de mai 68 par une jeunesse assoiffée de repentance. Celle de ceux qui n’ont pour tout courage que celui de mener la chasse aux idées déviantes, aux propos blessants. Ne rien dire, ne surtout pas évoquer certains thèmes, certains mots. Recouvrir d’un voile aux allures de bonne conscience les problèmes de notre société pour éviter d’avoir à les traiter. Délire irresponsable qui a longtemps préféré changer les dénominations plutôt que de chercher les solutions. Délire démagogique qui a conduit à l’échec de notre politique d’intégration. Le silence est mère de tous les vices et protecteur des lâches. Tout ce bruit pour rien aurait dit un célèbre dramaturge. Pendant ce temps, la droite se réformait, évoluait idéologiquement pour être à l’aube du vingt et unième siècle le parti du changement, volant ainsi le monopole du progressisme à une gauche vieillissante. Où sont ces minorités et ces jeunes, tant défendus depuis 25 ans, dans la hiérarchie d’un PS qui ressemble de moins en moins aux idées qu’il prétend défendre? Le zèle dans la critique n’est que le signe d’une mauvaise conscience que l’on peine à masquer, à l’image de ces personnes qui donnent leur parole à tout va pour se persuader qu’ils en ont une. Encore une fois, la réalité rattrape les mots. Seuls les actes comptent.

     Et c’en est fini de cette honte française, de cet extrémisme de droite que ses récents succès autorisaient à toujours plus d’insolence et toujours plus d’audace. Ce chevalier noir des tournois électoraux qui entâchait depuis plus de quarante ans l’honneur d’une droite républicaine, traumatisée par les plus sombres pages de son histoire. Celle-ci a enfin terrassé ses vieux démons. Le courage ne suffit pas à remporter les batailles, disait un illustre vétéran,  il ne fait que sauver l’honneur. En 2007, le courage politique aura lavé notre honneur et mené à la victoire. Le courage d’avoir fait le choix d’affronter les tabous qui faisaient le lit d’une extrême droite, demeurée trop longtemps seule détentrice de ces thèmes interdits. La reconquête de cet électorat était risquée. Les bien-pensants veillaient au respect des dogmes. Mais la droite s’est enfin décomplexée dans le respect de l’autre et dans la tolérance, laissant à ses opposants le privilège des coups bas, des attaques personnelles et de l’agitation des peurs. Ce fameux Tout sauf Sarko… Triste argumentaire, celui de ceux qui sentent le sol se dérober sous leurs pieds à l’approche de la défaite. Mais la haine se nourrit de petites choses, tout lui va, aimait à dire Balzac. 

     L’enjeu est aujourd’hui de taille. Le train en route pour le progrès est parti depuis déjà longtemps. Le peuple français, après de longues hésitations, a fait le choix d’y monter en marche. L’immense défi est à la hauteur de l’espoir que nos concitoyens ont mis dans cette élection. Les Français ont, en quelque sorte, payé pour voir. 
 

     

                                                                              GLM de HEC

18.12.2006

L'esquive Royal

Article tiré du blog de Valérie Pécresse 

"Je viens de vivre en direct la manière dont Ségolène Royal conçoit le débat démocratique et le rôle des médias dans la campagne présidentielle.

Contactée lundi 11 décembre pour être un de ses contradicteurs à l’émission Ripostes de dimanche 17, j’ai accepté avec enthousiasme, ravie de pouvoir enfin débattre des questions que soulèvent chez moi certaines de ses attitudes ou de ses récentes prises de position politiques qui me font personnellement douter de sa stature présidentielle.

Mais deux jours plus tard, j’apprenais que Mme Royal refusait de débattre avec moi.

Elle s’opposera ensuite à une confrontation avec mes collègues Nadine Morano et Patrick Devedjian.

Au total, Mme Royal refuse tout dialogue qui pourrait tourner en sa défaveur…

Pressée néanmoins d’accepter un contradicteur de l’UMP par une équipe journalistique lassée de ses exigences, elle choissira elle-même le thème du débat - celui qui la met le plus en valeur, l’environnement, dont elle a été ministre !

On comprend bien qu’un dialogue entre elle et mon amie Nathalie Kosciusko-Morizet, spécialiste de ce sujet et donc finalement retenue pour l’émssion, sera un tout autre débat, que celui que Mme Royal aurait eu face à des contradicteurs exerçant des fonctions politiques à l’UMP .

Cet exemple est une illustration de la “méthode Royal", aux antipodes de ses déclarations sur la démocratie participative : je vérouille les émissions de télévision, je choisis les thèmes de discussion et je récuse les interlocuteurs qui pourraient me mettre en difficulté.

Combien de temps pourra-t-elle encore esquiver le débat ?"

06.12.2006

L'UMP lance un nouvel annuaire de sites!

Jeudi 30 novembre, l'UMP a lancé son tout nouvel annuaire de sites et blogs en présence de Thierry Solère, Loïc le Meur et d'autres élus comme Jacques-Yves Bohbot venus participer au lancement officiel de l'annuaire de blogs.

Entouré de plusieurs dizaines de bloggueurs et webmasters de sites proches de l'UMP, cette réunion fut l'occasion de montrer les grands enjeux de la campagne aussi bien sur le terrain que sur Internet.




L'Association Nationale des Amis de Nicolas Sarkozy a également lancé un nouveau site de soutien à Nicolas Sarkozy plus clair et plus agréable à visiter!


26.11.2006

Article de Jean d'Ormesson à lire!!!

Avons-nous perdu la tête ? par Jean d'Ormesson
Une situation étrange règne ces jours-ci dans la majorité. Elle n'était pas imprévisible. Elle était même si prévisible qu'on espérait vaguement l'éviter. Voilà qu'elle se développe avec brutalité.

Que se passe-t-il ? À gauche, les débats au sein du PS sont achevés. Comme prévu, Ségolène Royal l'a largement emporté sur ses compétiteurs. Du coup, il n'y en a plus que pour elle. On ne voit qu'elle dans la presse et sur le petit écran. On n'entend parler que d'elle à la radio et dans les conversations chez soi ou au bistrot. Ségolène Royal n'est pas une pensée qui va. C'est un phénomène de société. En cette fin d'automne, le silence Royal bat son plein.

C'est le moment que choisit une fraction non négligeable de la majorité au pouvoir pour se déchaîner contre Sarkozy. Nicolas Sarkozy n'est pas le parangon de toutes les vertus. Il ne manque pas de défauts qu'on passerait volontiers en revue. Il a une seule qualité : il est le seul à pouvoir l'emporter sur Ségolène Royal. Et encore : rien de moins sûr. Ce qui est certain, en revanche, et plus que certain, c'est que personne d'autre ne peut même envisager d'affronter le sourire de la Madone des non-dits. Elle a écrasé tous ceux de son camp. Elle écrasera tous ceux du camp adverse. Sauf - peut-être - Sarkozy. Ségolène a été choisie par les siens parce qu'elle était seule capable de battre Nicolas Sarkozy. On dirait que la droite au pouvoir n'a pas d'autre idée en tête que d'écarter Nicolas qui est le seul capable de battre Ségolène Royal.

L'argument des adversaires de Sarkozy est que rien n'est joué et qu'il faut laisser surgir d'éventuels candidats. L'argument serait recevable s'il y avait des candidats plausibles. Il n'y en a aucun. On agite régulièrement l'hypothèse d'une candidature de Jacques Chirac, de Dominique de Villepin, de Michèle Alliot-Marie. Je n'ai jamais cessé de voter Chirac. J'ai de la sympathie pour Villepin. Personne ne peut imaginer qui que ce soit d'autre que l'actuel ministre de l'Intérieur soit capable de l'emporter sur Ségolène Royal.

Il n'est pas question de se fier aveuglément aux sondages. Mais ils donnent des indications. Elles sont massives. Elles sont têtues. Il y a Ségolène Royal et il y a Nicolas Sarkozy. Un point, c'est tout. Les socialistes font front commun autour de Ségolène. La majorité se déchire autour de Nicolas.

Sommes-nous en train de perdre la tête ? Et de perdre en même temps l'élection présidentielle ? Il faut lancer un cri d'alarme. Il faut le dire avec clarté et sans crainte : le spectacle donné par ceux qui nous dirigent est trop souvent consternant. Jacques Chirac a encore une chance de terminer avec éclat son dernier mandat. À une condition : il ne peut pas risquer de faire perdre son camp dans cinq mois. Il ne peut plus laisser se poursuivre le travail de démolition de la seule chance de la majorité.

La gauche tout entière marche comme un seul homme derrière Mme Royal à qui elle n'a pas épargné les critiques les plus rudes. Un secteur, assez mince, mais puissant, de la majorité au pouvoir fait la petite bouche devant le seul atout des adversaires du social-populisme en pleine expansion. Il n'est plus possible de ne pas le crier à Jacques Chirac et à M. de Villepin : quelle responsabilité serait la leur s'ils parvenaient à faire échouer, comme ils le souhaitent avec évidence, la candidature de Nicolas Sarkozy ! Après les désastres de l'élection de Mitterrand en 1981 et de la dissolution manquée en 1997, il y a eu le désastre de l'échec du référendum sur l'Europe. Soulignons-le avec force : en 2007, en cas de réussite de la manoeuvre d'affaiblissement du ministre de l'Intérieur, il n'y aura pas de plan B pour la majorité.

Ségolène Royal occupe aujourd'hui la totalité du terrain. Il est grand temps que, maintenant, tout de suite, sans plus attendre on ne sait quoi, ses adversaires s'organisent et fassent bloc en face d'elle. Autour de qui ? La question ne se pose même pas. La réponse s'impose d'elle-même : autour de Nicolas Sarkozy. Il faut cesser de se demander si on l'aime ou si on ne l'aime pas, s'il irrite, s'il est trop petit ou trop nerveux, si, par hasard, on ne pourrait pas trouver mieux. Ce sera Ségolène ou lui. Tout le reste est illusion. Tout le reste est manoeuvre et vanité qui n'ont en aucun cas les moyens de leur ambition.

La politique est l'art du possible. Les socialistes l'ont compris. Un à un, les adversaires les plus résolus de Ségolène Royal se sont résignés à sa candidature. Voilà que Lionel Jospin lui-même, dont le moins qu'on puisse dire est qu'il ne la porte pas dans son coeur, lui déclare son soutien. Si elle veut avoir la moindre chance de l'emporter, la majorité doit suivre, de son côté, cet exemple : à droite comme à gauche, le premier impératif est de l'emporter en 2007.

Il y a beaucoup de talents à gauche. Il y en a beaucoup à droite. Il est très légitime que ces talents cherchent à s'exprimer. Longtemps, ils ont pu se dire que l'élection présidentielle était loin, que nous avions du temps devant nous, que beaucoup d'événements pouvaient encore se produire. Les choses en sont venues à un point où l'évidence ne peut plus être ignorée. L'opposition à la gauche incarnée vaille que vaille par Ségolène Royal n'a plus d'autre choix que Nicolas Sarkozy.

Le piège serait d'ajouter à la désunion sous prétexte de prêcher l'union. Il faut dire des choses simples. Jacques Chirac a porté longtemps l'espérance de millions de Français. Dominique de Villepin a fait des efforts méritoires pour redresser le pays. Pour inscrire leurs noms avec honneur dans l'histoire de ce pays, et des temps nouveaux qui s'ouvrent, ils ont encore une tâche considérable à accomplir sans hésitation, ni arrière-pensées : c'est à eux maintenant de faire régner la paix au sein de la majorité et de donner toutes ses chances à celui qui, avec une évidence éclatante, est seul capable de s'opposer au saut dans l'inconnu que représenterait, sous le nom de Ségolène Royal, une victoire à la fois du socialisme et de l'aventure.

Oui, il faut l'écrire en ces temps de désarroi et d'inquiétude : si, par malheur, sous sa forme royaliste et populiste qui en inquiète plus d'un et à droite et à gauche, le socialisme l'emportait au printemps 2007, ce serait moins par le talent et les idées de l'opposition que par la faute d'une majorité ravagée par une vaine ambition et par la désunion.

Publié le 25 novembre dans Le Figaro.

30.09.2006

Note utile pour tous les étudiants!



Droits de scolarité : tarifs 2006

Le montant des droits de scolarité pour 2006 est de 162 euros pour les diplômes conduisant au grade de licence, de 211 euros pour les diplômes conduisant au grade de master et de 320 euros pour une inscription en doctorat.

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Sécurité sociale étudiante 2006

Le montant de la cotisation due par les étudiants bénéficiaires du régime d’assurance maladie des étudiants est porté de 186 à 189 euros pour la rentrée universitaire 2006.

Site de l’Assurance maladie : Sécurité sociale étudiante


Montant des bourses universitaires 2006-2007

Un arrêté publié au Journal officiel du mardi 22 août 2006 a fixé les montants des bourses d’enseignement supérieur sur critères sociaux et sur critères universitaires pour l’année universitaire 2006-2007.

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Aide au logement

La caisse d’Allocations familiales propose aux étudiants sur son site internet un téléservice permettant de faire une demande d’aide au logement. Ce service est accessible depuis la page d’accueil du site.

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Site des Allocations familiales : Aline


Aide "Loca pass"

Les étudiants boursiers peuvent bénéficier de l’aide "Loca-pass" sur présentation de la notification conditionnelle de bourse. Cette aide permet d’obtenir une avance du dépôt de garantie lors de la location de logement ou une garantie locative en cas d’impayés.

Site du Centre national des oeuvres universitaires et scolaires : Loca-pass


Micro-portable étudiant : comparatif des offres 2006-2007

La Délégation aux usages de l’internet propose en ligne depuis vendredi 11 août 2006 "le tableau comparatif des nouvelles offres" de l’opération "micro-portable étudiant" pour la rentrée 2006-2007.

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Charte des stages en entreprise confirmée

Un décret publié au Journal officiel du jeudi 31 août 2006 précise les critères auxquels doivent répondre les conventions de stage des étudiants en entreprise.

Actualité service-public.fr (13/09/2006)


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Le ministère de l’Education nationale propose sur internet depuis mercredi 17 mai 2006 un portail d’orientation des étudiants de l’enseignement supérieur recensant près de 22 000 formations.

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