04.07.2007
DISCOURS DE M. FRANCOIS FILLON
Réforme de l’université. Celle-ci se fera autour d’un double objectif : conduire 50 % de chaque classe d’âge vers un
diplôme de l’enseignement supérieur, et faire des universités des pôles d’excellence. Outre la réforme sur la gouvernance
des universités, le Premier ministre a insisté sur la concertation engagée sur les conditions de vie et de travail des
étudiants - il s’agit de lutter contre l’échec en première année, de favoriser l’insertion professionnelle mais aussi de créer
de véritables campus autour des universités.
Parallèlement, le Premier ministre a annoncé un investissement massif dans la recherche, qui devrait atteindre 3 % du PIB.
"Il a par ailleurs annoncé une enveloppe supplémentaire de cinq milliards d'euros pour les universités françaises d'ici à
2012, posant la rénovation de l'enseignement supérieur en "priorité absolue" de son gouvernement. "Depuis 25 ans, faute de
courage, nous acceptons la sélection par l'échec plutôt que par l'orientation et le mérite. (...) Nous allons rebâtir l'université française,
(...) et faire de nos universités des pôles d'excellence, disposant d'une autonomie réelle, avec une responsabilité financière et
pédagogique accrue", posant également comme objectif de "conduire 50 % de notre jeunesse vers un diplôme de l'enseignement
supérieur". Le Monde
09:20 Publié dans UNIVERSITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCOIS FILLON, universites
03.06.2007
DISCOURS DE FRANCOIS FILLON
DISCOURS DE FRANCOIS FILLON A
L' INSTITUT d' ASTROPHYSIQUE SPATIALE
Le problème de la France c’est que l’enseignement supérieur n’a jamais été
suffisamment doté.
Mais le défi est que l’effort à accomplir soit véritablement un investissement
productif.
L’autre problème de la France ce n’est pas, comme je l’entends trop souvent
dire qu’il y a trop d’étudiants: il n’y en a pas assez !
De l’accueil à l’insertion, en passant par les conditions de vie, l’amélioration de
l’enseignement, l’accès aux bibliothèques, l’ouverture aux autres cultures une
nouvelle politique doit s’engager. Cette période bénie « où l’on fait ses études »,
doit être l’espace de toutes les audaces.
L’enseignement supérieur c’est évidemment aussi l’organisation des ses
établissements.
En l’espèce, le problème, tient à l’étendue du champ des compétences
dévolues aux établissements. Pour certains, il est trop vaste ; pour d’autres trop
limité.
Mais les comparaisons internationales conduisent clairement à penser que
l’avenir verra à coup sûr les établissements dotés de compétences
considérablement élargies
Nous n’avons pas suffisamment préparé cet avenir-là. Depuis 1984 et la loi
SAVARY nous n’avons réalisé aucun changement capable de prendre en
compte les évolutions de notre temps. Le cadre juridique n’a pas bougé et
le terrain les universités, elles, ont bougé. Des initiatives ont été prises pour
contourner les carcans bureaucratiques. Les esprits,eux aussi, ont évolué.
Le temps est donc venu d’engager les réformes nécessaires à la nouvelle
donne. C’est pourquoi, avec Valérie Pécresse, nous légiférerons dès cet été.
Nous allons créer, dès maintenant, les conditions d’un renforcement de
l’autonomie et donc de laresponsabilité des établissements. Il convient
de permettre à ceux-ci de s’inscrire dans une logique de performance où
la réflexion sur la qualité même de la performance devient en soi un acte
de responsabilité.
Ici, se pose naturellement le problème de leur gouvernance.
Plus les établissements sont libres, plus ils développent leur logique propre et plus il
apparaît difficile pour l’Etat deles « diriger ». Comment, dès lors, conduire
une politique nationale de l’enseignement supérieur ? Sauf à trouver
*gloire à l’inutilité de son action, l’Etat doit forger une politique nationale.
S’agissant de l’enseignement supérieur, cette conviction se nourrit de nombreuses
certitudes : préparer « la société et l’économie de la connaissance », répondre aux
besoins des territoires, former les jeunes et les moins jeunes« tout au long de la vie »
dans l’univers mouvant des savoirs et des technologies, maîtriser la complexité,
favoriser l ’égalité des chances tout en assurant la formation d’élites françaises
dans le « village global », contribuer ainsi à soutenir la place de la France dans
le monde, rester le creuset d’une intelligence française rayonnante.
Dans ce flot d’exigences multiples, il faut organiser la diversité pour faire émerger
les réponses adaptées aux besoins de la société. La qualité des
contributions, plus que leurnature, fondera leur égale dignité.
Si l’on accepte ce point de vue comme repère pour agir, il devient alors plus facile
de définir une liberté accrue des établissements.Encore trop nombreux sont
ceux qui pensent, au nom d’un idéal de réalisation immédiat ou encore au nom d’une
nostalgie planificatrice, que l’intervention de l’Etat réclame un nécessaire contrôle
a priori.
Or, tout l’art de l’Etat consiste à voir dans l’action des acteurs la promesse d’une
production de qualité mesurable plutôt que la révérence àun cadre pré-établi.
Certains diront qu’en acceptant la diversification, l’Etat joue la concurrence « sauvage ».
Nous leur répondrons« émulation, génie propre, efficacité ».
C’est, en effet, la rigidité du service public qui conduit à son affaiblissement. C’est
pourquoi il y a beaucoup d’avantages à emprunter une voie qui associe cadre
commun et liberté d’action.
Aussi faut-il faire simple et tendre à l’efficacité en confiant aux établissements la
capacité de répartir les moyens qui leur sont alloués en fonction des objectifs dont
ils ont la charge au nom du pays. En incitant les acteurs les plus
concernés à s’engager dans une organisation qui reconnaît la diversité des
compétences, des environnements, des objectifs et des ambitions, le renouvellement
de la gouvernance s’en trouvera renforcé.
C’est donc favoriser « une meilleure division du travail » pour répondre aux enjeux de la
compétition internationale comme aux enjeux de développement national, régional ou
encore local et cela sans altérer aucunement l’identité de
chacun de nos établissements publics mais bien au contraire en leur permettant
de valoriser leurs qualités et stratégies propres.
Ce sont les modes d’organisation et de réponses qui deviennent contingents aux
problèmes à résoudre et non l’inverse comme le porte en soi les « initiatives
imposées ».
Aussi ne s’agit-il en aucune manière pour les établissements de revêtir la tunique de
Nessus.
L’agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, autorité
indépendante inscrite dans la loi sur la recherche, apparaît, dans ce contexte,
décisive pour stimuler l’initiative des établissements comme pour transformer
l’action de l’Etat.
Il faut aujourd’hui franchir un pas majeur et mettre en œuvre une évaluation de
la performance sanctionnée par la production d’un profil d’efficacité en fonction
des objectifs fixés et des résultats attendus selon les domaines considérés.
Penser les tâches de l’enseignement supérieur, toutes les tâches, comme d’égale
dignité relève de l’éthique même réclamée par le service de l’Etat. N’en être pas
convaincu serait une entrave à la liberté même de servir. De cela aussi nos
établissements d’enseignement supérieur doivent être imprégnés pour que la liberté
nouvelle soit une vraie responsabilité.
22:35 Publié dans UNIVERSITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Francois Fillon, chercheurs, universiteS
22.05.2007
DISCOURS DE FRANCOIS FILLON AUX DEPUTES DE LA MAJORITE
Mes amis,
...Nous avons trois priorités immédiates qui seront, je l’espère,
au cœur de vos travaux législatifs durant la session
extraordinaire du parlement.
La première, c’est la sécurité des Français. Face à la violence
et la délinquance il ne faut pas céder d’un millimètre.
Face à la violence et la délinquance nous allons faire
ce que nous avons dit !
La question des mineurs délinquants et celle des
multirécidivistes seront traitées dès le mois de juillet.
La seconde priorité, c’est la revalorisation du travail.
Le temps des hésitations est fini !
Nous visons, d’ici cinq ans, le plein emploi et nous
sommes bien décidés à nous en donner les moyens.
Nous l’avons dit et nous le ferons tout de suite : nous
allons libérer les heures supplémentaires.
A l’automne, tous ceux qui veulent travailler plus
pour gagner plus le pourront ! Cette mesure, vous
le savez, c’est plus qu’une mesure technique,
c’est une révolution culturelle !
En France, la valeur travail est de retour ! C’est elle qui
nous permettra d’aller à la conquête de la croissance ;
c’est elle qui nous permettra de sortir de la
paupérisation salariale ;
c’est elle qui nous permettra de financer notre pacte social.
Dans un même élan nous vous proposerons de défiscaliser
le travail étudiant, de favoriser le cumul entre l’emploi et
la retraite, de prévoir la déduction des intérêts d’emprunts
immobiliers, de supprimer les droits de succession, d’instaurer
le bouclier fiscal à 50% de l’ensemble des revenus et
l’investissement direct dans le capital des PME.
Il s’agit de provoquer un choc de confiance du même ordre que
celui qui avait permis en 1958 d’initier une longue période de
prospérité restée dans l’histoire comme « les trente glorieuses ».
Cette dynamique économique, sera complétée par une réforme fondamentale : celle de nos universités.
Depuis plus de vingt ans, rien n’a bougé en la matière.
La France a décroché sur le plan universitaire et scientifique.
Les universités françaises qui étaient les meilleures
du monde ont disparu dans la profondeur des
classements internationaux.
La démocratisation de l’enseignement supérieur est
venue se briser sur le mur de l’échec qui frappe près de
50% de nos étudiants de première année de licence.
Le temps de l’action est venu !...
...Le Président de la République a besoin d’une majorité
décidée et créative.
Il a donc besoin de vous.
Vous pouvez compter sur moi : je vais m’engager
totalement car j’ai la certitude que vous en ferez autant.
Ensemble, nous allons aller chercher la victoire."
TEXTE INTEGRAL SUR LE BLOG DE FRANCOIS FILLON
http://www.blog-fillon.com/17:45 Publié dans Gouvernement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : François Fillon









