21.05.2008

Enorme succès du débat LECLERC / CHARTIER.

Près de 120 jeunes se sont pressés lundi 19 mai au siège de l'UMP pour débattre sur le pouvoir d'achat avec deux grands spécialistes de la question.

Jérôme CHARTIER député Maire de DOMONT et Michel Edouard LECLERC ont débattu sur de vrais enjeux économiques majeurs et surtout sans langue de bois.Chacun a argumenté son discours sans jamais oublier d'expliquer cette réforme du ¨Pouvoir d'achat mais également présenter le projet de la Loi de Modernisation de l'Economie.

Ce fut un débat des plus riches d'enseignements et surtout des plus vifs.Un vrai débat comme nous les aimons et d'ailleurs que nous souhaitons poursuivre dans l'avenir.


 

En effet, notre rôle est d'être les Porte Paroles des Réformes et nous comptons bien le poursuivre sans jamais oublier une chose: faire de la Pédagogie.

Encore merci à tous d'être venus aussi nombreux.Cela nous démontre que les Jeunes attendent des évènements originaux comme cela et au cointraire en redemandent.Un évènement original est toujours plus efficace dans le message à transmettre.

17.05.2008

Débat avec Philippe CHARTIER et Michel-Edouard LECLERC

n12902164729_4100.jpgL'UMP UPX Nanterre et l'UMP Facs organisent un grand débat exceptionnel entre :

Jérôme CHARTIER :  député-maire de Daumont (val d'Oise), en charge des débats de l'UMP

et

Michel-Edouard LECLERC : Entrepreneur français et dirigeant des enseignes E.Leclerc

Sur le thème :

"Quelles solutions faut-il apporter à la baisse du pouvoir d'achat ?"


 Le lundi 19 mai, au siège de l'UMP, à 20h15

Un cocktail sera servi à l'issue de la rencontre

Inscription obligatoire sur : ump.upx@gmail.com

Event Facebook : cliquer ICI

Nous vous y attendons nombreux, comme d'habitude!

Bien à vous,

L'équipe de l'UMP UPX Nanterre

06.05.2008

6 Mai 2007 - 6 mai 2008 : Déjà un an !

Il y a tout juste un an, Nicolas Sarkozy obtenait 53 % des suffrages à l'élection présidentielle. Je vous invite à vous commemorer cette année avec le discours tenu dans la salle gaveau le 6 mai 2007 :


L'acte II commence, de nouvelles surprises et surtout de nouvelles réformes pour que notre pays continue à progresser autour de nos idées.

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29.02.2008

Rencontre avec un conseiller du Président de la République

La conférence de ce Mercredi à l'UMP avec André Kaspi sur les éléctions aux Etats Unis fut un grand succès et nous vous donnons déjà rendez-vous dès Mercredi prochain (5 Mars) pour un nouveau rendez-vous avec

Eric Schahl Eric Schahl,
Professeur de droit parlementaire à l’université de Paris X
Conseiller du Président de la République en charge des relations avec le Parlement

Sur l'envers du décor des réformes voulues par Nicolas Sarkozy.

Nous vous attendrons à 20h à l'UMP (55 rue La Boetie).

Un cocktail sera prévu à l'issue de la rencontre.

 

Inscription obligatoire sur l'event facebook associé ou sur notre email.

La leçon d'Histoire de Max Gallo aux sarkophobes

maxgallo.jpg « Adieu Sarko, adieu ! » Dans combien de semaines-après les élections municipales ?-entendrons-nous, dans les rues parisiennes, ces quelques mots scandés sur l'air d'« Adieu , de Gaulle, adieu ! » chanté par les foules de Mai 68 ? Heureuse manière, n'est-ce-pas, de fêter un 40e anniversaire ? Déjà tel ambitieux socialiste suggère aux laïques de « descendre dans la rue » afin de défendre la laïcité menacée. Peut-être y retrouveront-ils les ombres de centaines de milliers de manifestants qui protestaient contre une modification de la loi Falloux, proposée par un ministre de l'Education nationale. C'était il y a quinze ans. Ce chrétien grand teint jure aujourd'hui, croix de bois, croix de fer, que la laïcité est sa ligne de vie. Tant mieux !

Il campe nuit et jour, avec d'autres citoyens illustres, sur les remparts de la République en danger, en rêvant à son destin. Il est signataire d'un appel à la vigilance républicaine. On s'étonne d'ailleurs, compte tenu des périls qui menacent Marianne (pour résumer : la fin de la laïcité, de la liberté d'expression, des droits de l'homme, de l'indépendance nationale, et pour tout dire d'un mot : « le pouvoir personnel confinant à la monarchie élective » ) que le nom du coupable-devinez qui ?-ne soit pas mentionné dans ce texte.

La gauche qui défilait en mai 1958 puis en mai 1968 osait nommer de Gaulle en criant : « Le fascisme ne passera pas », en dénonçant « le coup d'Etat permanent », en caricaturant le général sous les traits du Führer. « La chienlit, c'est lui », et en le renvoyant « à l'hospice », « au musée », « aux archives ».

Il est vrai qu'aujourd'hui la discrétion de l'appel de vigilance républicaine s'accompagne de l'inépuisable catalogue des attaques personnelles contre Nicolas Sarkozy. Nous ne mangeons pas de ce vocabulaire-là. Nous défendons des valeurs. Nous avons l'âme et les mains pures, argumentent les illustres signataires.

Décidément, la langue de bois-l'hypocrisie, pour parler clair-reste une grande vertu démocratique.

Mais peut-être s'agit-il surtout de prudence tactique. Sarkozy a été élu par 53 % de 85 % du corps électoral. L'un des plus larges scores de la Ve République. Il est encore trop tôt pour crier « Un an ça suffit ! » comme on lançait à de Gaulle « Dix ans ça suffit ! » Alors on prend la pose. On laisse les picadors énerver la bête. Un SMS par-ci, une caricature par-là. On prépare l'estocade en habit de lumière : on en appelle à la vigilance républicaine. Beau travail de la muleta. Car l'expression, lourde de sens, est bien choisie. « Le fascisme ne passera pas » est daté, usé. On ne compte plus les Hitler depuis 1945. « Vigilance » use du même procédé de diabolisation, mais le nuance d'une élégance savante. Cela rappelle le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes dans les années 30. Les ligues factieuses montaient à l'assaut du Palais-Bourbon. Les gardes mobiles ouvraient le feu sur le pont de la Concorde. C'était le 6 février 1934-Blum, présenté comme un juif allemand, était accusé de souper avec les ploutocrates dans de la vaisselle d'or. Des ligueurs tentaient de le lyncher. Est-ce que la France du XXIe siècle ressemble à celle du premiers tiers du XXe ? Dans la réalité virtuelle, tout est possible. Et le mot « vigilance » sonne si bien : foin de vérité historique ! Adoptons-le.

Mais, chers et illustres citoyens, quand il s'agit d'un péril aussi extrême-le nazisme se profile à l'horizon des années 30, votre référence-, on n'attend pas. Il y a urgence.

Le « diable » innommé qui hante votre appel à la vigilance prépare, à vous en croire, le retour à un ancien régime confessionnel. On annonce l'effacement de la République, de la Révolution française, donc, des Lumières. Songez qu'il évoque les « racines chrétiennes de la France ». Et vous vous contentez d'un clin d'oeil aux articles voisins qui dénoncent eux, « le grand malade », « l'agité à la démarche de camionneur », l'homme aux montres de prix, aux vacances de milliardaires-pas encore la vaisselle d'or, mais on y vient... La connivence discrète avec les picadors n'est pas de mise. Il faut vite crier : « Un an ça suffit ! »

Mais peut-être vous y préparez-vous, au vu des sondages et des résultats escomptés des élections municipales. On imagine le commentaire déjà esquissé : le peuple français, berné en mai 2007 par l'enchanteur, le bateleur, le diabolique et ses airs de flûte patriotique et salariale, s'est enfin réveillé. Il échappe aux sortilèges du démon. Et nous exigerons au nom de la démocratie le silence du président, un changement de cap et, pourquoi pas, avec le peuple debout, le départ de cet élu d'un printemps. « Adieu Sarko, adieu ». Et c'est bien ce désir-là, ce scénario qui s'exprime malgré les non-dits. Certes, il faut être prudent. En mai 1968, ce de Gaulle à terre, dont Mitterrand venait de réclamer la place, avait retourné l'opinion en quatre minutes et trente secondes de discours. Et il faut d'autant plus se méfier de Sarkozy que, si l'on peut lui reprocher des « écarts » de langage, il n'a jamais cherché à passer en force. Longues négociations, accord avec des syndicats. On ne voit poindre aucun texte sur la laïcité. Il y a des expressions discutables, un changement de ton, mais tout cela ouvre le débat, et ne le conclut pas. Jamais comme depuis le printemps 2007 la politique et la controverse n'ont autant envahi l'espace public. La politique est de retour et donc la République est réveillée. Qui s'en plaindrait ?

Reste le « pouvoir personnel confinant à la monarchie élective » ! Ce n'est jamais que l'habillage qui se veut nouveau d'un thème d'il y a cinquante ans, illustré par le livre de Maurice Duverger : « La monarchie républicaine ». Et chacun sait que l'élection au suffrage universel du président de la République crée un déséquilibre de légitimité entre parlementaires et président. Mendès France, cohérent et rigoureux, refusait cette élection « plébiscitaire ». Mitterrand, qui la dénonçait, fut le plus louis-quatorzien des chefs de l'Etat. Et parmi les candidats à l'élection présidentielle, les vigilants républicains, on n'en voit pas qui aient renoncé à leur rêve. Ils ont plutôt fait, en mai 2007, dans le registre « providentiel ». Et ils piaffent d'impatience ! Le quinquennat-Jospin, Chirac- a exacerbé les ambitions, renforcé la tutelle présidentielle. Tous pensent à 2012 et ils ont le rouge du dépit au front.

Comment, ce Sarkozy, venu de Salonique, de Hongrie, de Neuilly, est président de la République ! Anomalie, usurpation. C'est un défi à la raison, aux bonnes manières. Il est si vulgaire ! Nous sommes la culture, le savoir, le bien, le droit, les valeurs morales, la justice, la République, l'amour du genre humain, l'élégance, la poésie, l'Histoire, le bon goût, le socialisme, la laïcité, le gaullisme, le vrai centrisme, bref les présidents comme il faut ! Nous savons gouverner. Nous préservons notre vie privée-sauf lorsque nous accouchons ! Ce président n'est qu'un quelconque avocat, ni Ena, ni X, ni ENS. Il est petit de taille et fort mal habillé. La République est en danger, soyons vigilants. Certes, pas d'écoutes téléphoniques, pas de suicide d'un collaborateur direct à l'Elysée, pas de GIGN pour monter la garde autour d'une seconde famille cachée, pas de fils à l'Elysée chargé des affaires africaines (M. Papamadit). Mais il n'a pas lu Chardonne. Et peut-être ne peut-il pas réciter du Saint-John Perse ! Et voyez de qui il s'entoure : Rama Yade, Fadela Amara, Rachida Dati, et des figures emblématiques de la gauche. On dit même que l'un de ses plus importants ministres est franc-maçon, du Grand Orient de France, une « secte » laïque fort mal vue au Vatican ! Cet homme-là est bien un vil suborneur qui met en danger la République. Il affiche sa vie privée. Impardonnable. Et saluons le martyre du journaliste qui a publié à la une de son hebdomadaire une photo volée, une intimité violée, montrant l'épouse de Sarkozy au côté de son amant. Voilà en effet un exemple de respect de vie privée. Ce président corrompt tout. Notre Louis XIV républicain avait pu protéger ses secrets avec la complicité de toute la presse. Quel grand président, n'est-ce pas ? Heureusement, sondages, élections à venir font souffler un air vivifiant sur la République, et les courageux, grisés, montent au front : « Un an ça suffit ! »

Osera-t-on rappeler 2002-après 1995-, quand le juste, l'austère, le chef du gouvernement dont on se plaisait à saluer l'extraordinaire bilan ne fut même pas présent au second tour de l'élection présidentielle ?

En 2007, la Jeanne du XXIe siècle évita cette déconvenue, mais, malgré son agneau dans les bras-belle image pieuse-, elle a été largement battue. Et Nicolas Sarkozy le bateleur, élu. Diable ! On imagine qu'il vient parfois à la mémoire des vigilants républicains ce vieux slogan de 68 : « Election trahison » .

Mais les résultats des élections municipales s'annoncent si bons qu'on voit le rouge de l'ivresse du succès colorer les joues, et le mépris accompagner le sourire des vainqueurs présumés.

Puis on se souvient qu'il ne s'agit que d'élections locales. Il faut donc préparer la suite, les banderoles : « Un an ça suffit ! » On n'est jamais assez vigilant ! On fait confiance aux électeurs, et le jour de la grande élection, en 1995, en 2002, en 2007, ils vous trahissent. Le peuple, décidément, n'a pas bon goût.

12.06.2007

ELECTIONS LEGISLATIVES

Donnez une majorité à la France

Les bons résultats du 1er tour des élections législatives témoignent de la volonté des Français de voir mis en œuvre le projet de Nicolas Sarkozy.

A quelques jours du second tour, nous devons, plus que jamais, rester mobilisés pour donner au président de la République une majorité large, franche et cohérente à l’Assemblée nationale !


Pour qu'aucune voix ne manque dimanche aux candidats de la majorité présidentielle, invitez vos amis et vos proches qui seront absents dimanche à voter par procuration.

Aujourd'hui, le vote par procuration c'est facile !
Pour que vos amis et vos proches qui seront absents votent dimanche prochain :

1

Se munir d’un justificatif d'identité (prévoir une photocopie) et d'une déclaration sur l'honneur attestant la raison pour laquelle vous êtes dans l'impossibilité d'être présent le jour du scrutin.

2

Se rendre en personne au Tribunal d’instance ou au commissariat de police ou à la gendarmerie de son lieu de résidence ou de son lieu de travail.

3

Communiquer les coordonnées de la personne qui votera à votre place (nom, prénom, adresse, date et lieu de naissance).
Cette personne doit jouir de ses droits électoraux, être électeur dans la même commune mais pas obligatoirement dans le même bureau de vote, ne pas disposer de plus de deux procurations, dont une seule établie en France.

08.06.2007

EFFET DE SERRE

 

 Sommet du G8 : la voix de la France a été entendue

 

   L’environnement et le réchauffement climatique

Le premier réside évidemment dans la question de l’environnement et du réchauffement climatique. Grâce à des

contacts bilatéraux, Nicolas Sarkozy a grandement influencé l’évolution de la position américaine, et s’est battu pour

améliorer l’accord sur le climat avec le résultat que l’on connaît : les pays du G8 ont reconnu la nécessité de réduire

substantiellement leurs émissions de gaz à effets de serre et envisage sérieusement l’objectif chiffré d’une réduction de

50% d’ici à 2050.

07.06.2007

INTERVIEW DE N. SARKOZY POUR LE FIGARO

 

« Je n’essaie pas de savoir si la majorité sera trop grande ou trop petite. Jeme bats pour obtenir le soutien parlementaire qui me permettra de mettre en oeuvre le projet ratifié par les Français. »


ÉLYSÉE Dans un entretien au « Figaro », le chef de l’État demande aux Français une « majorité large » pour « réformer en profondeur ».
LE FIGARO.– Quels enseignements tirez-vous de ce premier mois à l’Élysée ?
Nicolas SARKOZY.– J’ai essayé de mettre à profit ce mois pour que – si les Français me donnent une majorité à l’Assemblée nationale – mon gouvernement puisse se mettre au travail dès le lendemain des législatives. J’ai été élu sur un projet fort, cohérent, basé sur la franchise et la vérité. Mon devoir c’est de mettre en oeuvre ce projet. J’ai eu l’occasion de dire qu’en matière économique et fiscale je ne laisserai personne le dénaturer. Je veux dire, avec lamêmeforce, pour que cela soit bien compris de tout le monde, qu’il en ira de mêmeavecmonengagement en faveur d’une République irréprochable et d’une démocratie exemplaire.
Vous faites allusion à votre proposition de réserver la présidence de la commission des finances à l’opposition…
Notamment. Je comprends parfaitement que cet engagement, que j’ai pris devant les Français, puisse bousculer certaines traditions et peut-être gêner des ambitions, mais tout cela a bien peu d’importance au regard de l’enjeu. Mon devoir de président c’est de rassembler une majorité et le devoir de lamajorité c’est de s’ouvrir. Si la majorité ne s’ouvre pas, elle se condamne. Le président de la République ne peut être l’homme d’un parti ou d’un clan. Cet engagement sera donc tenu dès le lendemain des élections législatives. Mais j’irai plus loin.
Comment ?
Je pense aux méthodes de travail du Parlement. Je pense aux droits de l’opposition, qui doit enfin avoir un statut. Je pense à l’encadrement des nominations, à l’évaluation de tous les responsables sur leurs résultats. Je pense encore à la place qui doit être faite au développement durable et au rôle du Conseil économique et social. Je crois à cette politique. Je la mènerai. Je suis heureux d’avoir dans mon gouvernement des hommes de la qualité de Bernard Kouchner, de Jean-Pierre Jouyet, d’Eric Besson et Martin Hirsch. Ils ont été courageux. Si l’opportunité se présente, je proposerai à d’autres personnalités de gauche et du centre de nous rejoindre. Avec l’ouverture, je n’ai pas voulu faire un « coup ». Je veux réformer en profondeur notre pays pour le moderniser. Parce que les changements seront forts, j’ai besoin d’une majorité large.
Cela devrait être le cas, si l’on en croit les sondages…
Rien n’est gagné. Rien n’est joué. L’heure n’est certes pas à la répartition de postes, qui ne sont pas encore conquis. J’engage tous les responsables de la majorité à se battre jusqu’à la dernière minute, comme je l’ai fait moi-même, avant le premier tour et le second tour.
En demandant une large majorité, ne donnez-vous pas des arguments à ceux qui vous reprochent de « vouloir tous les pouvoirs » ?
Ceux qui disent cela sont ceux qui se sont battus au côté de François Mitterrand pour lui donner la majorité que l’on sait ! « Tous les pouvoirs », cela ne les gênait pas quand c’était pour la gauche ! Qu’est ce que cela veut dire quand vingt régions sur vingtdeux sont à gauche, quand plus de la moitié des départements sont à gauche, quand tant de communes sont à gauche ? Je n’essaie pas de savoir si la majorité sera trop grande ou trop petite. Je me bats pour obtenir le soutien parlementaire qui me permettra de mettre en oeuvre le projet ratifié par les Français. Je me bats pour avoir une majorité qui m’aide à appliquer le mandat qui m’a été confié.
Réformerez-vous le mode de scrutin des législatives ?
Je recevrai après l’élection toutes les formations politiques représentées à l’Assemblée, au Sénat et au Parlement européen… Y compris le Front national ?
Au nom de quoi l’écarterais-je, dès lors qu’il a des élus ? J’écouterai les propositions de chacun. Si un consensus se dégage en faveur d’une dose minoritaire de proportionnelle, nous en discuterons. Je ne suis pas fermé.
Allez-vous procéder à un remaniement après les législatives ?
Des secrétaires d’État feront leur entrée. Je précise tout de suite qu’ils seront nommés en petit nombre : on ne doublera pas, loin de là, la taille du gouvernement ! J’ajoute qu’ils devront répondre à des critères de diversité à la fois par leurs origines territoriales, leurs origines politiques et être représentatifs de la France multiple. Par ailleurs, la parité est un objectif auquel je ne renoncerai pas.
Comment définiriez-vous votre relation avec François Fillon ?
Je voudrais rendre hommage à son action. Il fait un excellent travail et j’ai avec lui une relation très confiante et très amicale. Nous avons construit le projet ensemble, nous le mettons en oeuvre ensemble. Nous sommes complémentaires. Nos montres marquent la même heure. En un mois, je n’ai pas eu un cas de désaccord entre nous.
Des frictions sont tout de même apparues lorsque le ministre du Budget a évoqué la question de la déduction des intérêts d’emprunt ou la « pause » dans la lutte contre les déficits…
Sur ce dernier point, je ne laisserai dire à personne que nous ne tiendrons pas nos engagements européens en matière de maîtrise des dépenses publiques. Je n’ai jamais employé le mot « pause » . La France a pris des engagements, elle les respectera. Pour réduire les déficits, il faut réduire les dépenses et augmenter les recettes. Je suis engagé dans un projet de revalorisation du travail. J’affirme que cette politique nous permettra de gagner la croissance qui nous manque. Mais cette démarche n’est pas exclusive d’économies. Je confirme la règle du nonrenouvellement d’un fonctionnaire sur deux dès le budget 2008. Je confirme que nous réformerons les régimes spéciaux en 2008. Je confirme aussi qu’il nous faudra trouver de nouvelles économies sur l’assurance- maladie.
La session extraordinaire se prolongera-t-elle en août ?
Le mois de juillet sera consacré à l’action législative prioritaire. Le mois d’août, aux vacances. Dans l’immédiat, je veux faire passer un texte économique et financier très fort qui montrera la cohérence de notre politique.
Ce ne sera pas un collectif budgétaire ?
Non. Un collectif budgétaire c’est ouvrir de nouvelles dépenses. Moi je veux créer les conditions d’une nouvelle stratégie économique.
Allez-vous bousculer les habitudes lors du 14 juillet ?
Le 14 juillet, j’inviterai un détachement militaire de chacun des vingt-six pays de l’Union européenne à défiler sur les Champs- Élysées. Ce sera un beau symbole ! La garden- party sera consacrée aux victimes et plus largement à tous ceux qui ont traversé des épreuves. Seront aussi invités tous ceux qui ont fait un acte de bravoure. Le soir, nous organiserons au Champ- de- Mars un grand concert en l’honneur de la France et de l’Europe. Et la traditionnelle interview présidentielle ?
Ce sera une conférence de presse, probablement un peu avant le 14 juillet.
Vous avez annoncé une loi contre les « parachutes dorés ». Comment va-t-elle fonctionner ?
Le dispositif, très simple, consistera à lier l’existence de primes de départ – qui devront être votées par l’assemblée générale des actionnaires – à la performance du dirigeant remercié. Pas de performance, pas de prime.
Le président de la République soutient-il un candidat pour la présidence de l’Assemblée et celle du groupe UMP ?
Non. Mais le président de la République peut dire à ses amis : avant de vous concurrencer pour savoir qui présidera quoi, peut- être serait- il plus judicieux de conquérir d’abord la majorité.
Que pensez-vous de la controverse entre Jean-Pierre Raffarin et Patrick Devedjian sur la gouvernance de l’UMP ?
Je ne suis plus président de l’UMP et je n’ai pas à avoir d’opinion sur le sujet. Il n’est pas absurde qu’une formation politique modifie son organisation dès lors que le président de la République est issu de ses rangs. Mais cette affaire de statuts n’intéresse pas les Français, ni le président de la République.
L’UMP est tout de même votre famille politique ?
C’est ma famille d’origine mais je ne suis plus président de l’UMP. Le président de la République ne peut pas être membre d’un parti politique. En même temps, mon devoir est de rester à l’écoute de ceux qui sont mes électeurs et qui doivent pouvoir me dire un certain nombre de choses.
Vous vous étiez engagé à définir le rôle de votre épouse après votre élection, qu’en est-il ?
Nous en parlons beaucoup, elle et moi. Elle aura l’occasion d’exposer sa vision de son rôle d’ici peu, lorsque les choses seront définitivement calées.
Avez-vous eu un contact avec Jacques Chirac depuis son départ ?

ELECTIONS LEGISLATIVES

Communiqués
remonter
72h pour la majorité présidentielle

A quelques jours du premier tour des élections législatives, l’UMP lance dans ses fédérations, une campagne de mobilisation autour de ses candidats, du 7 au 9 juin.


4 millions de tracts et d’autocollants seront distribués dans toute la France pour sensibiliser les Français aux enjeux des législatives, et dans chaque fédération, des opérations de mobilisation spéciale pour inciter les électeurs à se rendre aux urnes.


Pendant ces trois jours, plus de 1 300 réunions publiques seront organisées, les 400 000 militants seront sur les marchés, à la sortie des bouches de métro, ainsi que les 110 000 supporters de Nicolas Sarkozy qui se mobiliseront pour convaincre les électeurs de voter pour la majorité présidentielle, afin que les engagements pris devant les français puissent être tenus.


Depuis l’élection présidentielle, plus de 200 déplacements d’orateurs nationaux ont été organisés pour soutenir les candidats sur le terrain.

En plus des 8 grandes réunions régionales autour du Premier ministre, les candidats de la majorité ont organisé près de 5 000 réunions publiques de terrain, et rencontré les électeurs dans plus de 30 000 réunions d’appartements.

LE SURSAUT

     Le sursaut 
 

     La France semble être de retour parmi les nations pragmatiques. Les peuples se réveillent et sanctionnent avec un zèle toujours certain les dirigeants qui les ont trahis. Les grands mensonges faits aux Français ont vécu. Le voile est levé, le masque est tombé : on ne s’enrichira pas en travaillant moins, l’ordre n’est pas un délire fasciste, l’interventionnisme étatique ne peut être la règle, dans une économie désormais soumise aux contraintes de la mondialisation. Mais peut-on en vouloir à ce peuple trop romantique pour accepter le monde tel qu’il est ? La France s’est toujours rêvée différente, en marge de ce monde qu’elle contemple avec distance et qu’elle aime à contredire. Héritage d’une nation qui, seule contre toutes, mena avec succès la Révolution face à l’Europe des monarchies. Depuis, elle se surprend sans cesse à vouloir changer le monde. Mais la rêverie a un prix…celui de l’isolement, qui condamne de sa froide sanction toute nation qui refuse d’accepter la réalité telle qu’elle est. La France serait-elle en train de grandir, tel un enfant qui découvre avec douleur qu’il faut faire le deuil de sa vanité et de ses rêves ? Après vingt ans de révolte face à ce monde qui changeait sans elle, la France sort enfin de son huis-clos. Le tragique et l’originalité ne sont plus à la mode, désormais seuls comptent les résultats. La France s’est en 2007 invitée au grand banquet des nations en marche.

     C’en est fini du mythe de l’interventionnisme à outrance dans une économie désormais mondialisée et ouverte sur le monde. Ce mythe, dont l’histoire commence en 1981, celui d’un îlot de résistance sur lequel devait venir se briser, telles les lames d’une mer déchainée sur les digues d’un port invincible, les autres pays, qui dans leurs errements impardonnables, avaient fait le choix du libéralisme. Folie qui devait être punie. Folie qui devait être effacée. Ils devaient voir, ils devaient tous prendre exemple sur nos nationalisations, notre politique de réduction du temps de travail, notre modèle social français. Ils ont vu. Nous fûmes l’exemple, celui à ne pas suivre. La suite est connue et méritée. Les modèles économiques n’ont que faire du romantisme. La réalité est froide et sanctionne les mauvais choix idéologiques. Nous avons perdu vingt ans.

     C’en est fini de l’idéologie du politiquement correct, instaurée un jour de mai 68 par une jeunesse assoiffée de repentance. Celle de ceux qui n’ont pour tout courage que celui de mener la chasse aux idées déviantes, aux propos blessants. Ne rien dire, ne surtout pas évoquer certains thèmes, certains mots. Recouvrir d’un voile aux allures de bonne conscience les problèmes de notre société pour éviter d’avoir à les traiter. Délire irresponsable qui a longtemps préféré changer les dénominations plutôt que de chercher les solutions. Délire démagogique qui a conduit à l’échec de notre politique d’intégration. Le silence est mère de tous les vices et protecteur des lâches. Tout ce bruit pour rien aurait dit un célèbre dramaturge. Pendant ce temps, la droite se réformait, évoluait idéologiquement pour être à l’aube du vingt et unième siècle le parti du changement, volant ainsi le monopole du progressisme à une gauche vieillissante. Où sont ces minorités et ces jeunes, tant défendus depuis 25 ans, dans la hiérarchie d’un PS qui ressemble de moins en moins aux idées qu’il prétend défendre? Le zèle dans la critique n’est que le signe d’une mauvaise conscience que l’on peine à masquer, à l’image de ces personnes qui donnent leur parole à tout va pour se persuader qu’ils en ont une. Encore une fois, la réalité rattrape les mots. Seuls les actes comptent.

     Et c’en est fini de cette honte française, de cet extrémisme de droite que ses récents succès autorisaient à toujours plus d’insolence et toujours plus d’audace. Ce chevalier noir des tournois électoraux qui entâchait depuis plus de quarante ans l’honneur d’une droite républicaine, traumatisée par les plus sombres pages de son histoire. Celle-ci a enfin terrassé ses vieux démons. Le courage ne suffit pas à remporter les batailles, disait un illustre vétéran,  il ne fait que sauver l’honneur. En 2007, le courage politique aura lavé notre honneur et mené à la victoire. Le courage d’avoir fait le choix d’affronter les tabous qui faisaient le lit d’une extrême droite, demeurée trop longtemps seule détentrice de ces thèmes interdits. La reconquête de cet électorat était risquée. Les bien-pensants veillaient au respect des dogmes. Mais la droite s’est enfin décomplexée dans le respect de l’autre et dans la tolérance, laissant à ses opposants le privilège des coups bas, des attaques personnelles et de l’agitation des peurs. Ce fameux Tout sauf Sarko… Triste argumentaire, celui de ceux qui sentent le sol se dérober sous leurs pieds à l’approche de la défaite. Mais la haine se nourrit de petites choses, tout lui va, aimait à dire Balzac. 

     L’enjeu est aujourd’hui de taille. Le train en route pour le progrès est parti depuis déjà longtemps. Le peuple français, après de longues hésitations, a fait le choix d’y monter en marche. L’immense défi est à la hauteur de l’espoir que nos concitoyens ont mis dans cette élection. Les Français ont, en quelque sorte, payé pour voir. 
 

     

                                                                              GLM de HEC