05.01.2008
ARTICLE DU FIGARO DU 5 JANVIER 2007
Les jeunes s'interrogent sur la performance des diplômes universitaires et délaissent les filières saturées.
Les filières universitaires de sciences humaines attirent de moins en moins les bacheliers. Ces derniers leur préfèrent le droit ou la médecine, qui offrent, selon eux, davantage de garanties. Mais avec 26 500 étudiants en moins par rapport à l'année précédente, on a plus généralement assisté à la plus forte baisse d'inscriptions à l'université en licence depuis 1998, selon les dernières informations de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) du ministère de l'Éducation nationale.
«La baisse de la démographie étudiante n'explique pas tout, explique son directeur, Daniel Vitry. Les bacheliers s'orientent moins vers l'université et davantage vers les classes prépas, les grandes écoles ou les IUT.» Le nombre d'étudiants inscrits en première année à l'université a baissé de 2,2%, en dépit d'un plus grand nombre de bacheliers. Les prépas en ont certes intégré une partie, mais des bacheliers décident aussi de ne pas poursuivre leurs études dans le supérieur. Sans doute préfèrent-ils travailler directement après le bac ou encore prendre une année sabbatique, suggère-t-on au ministère.
Toutes les filières universitaires ne sont pas touchées de la même façon par la chute des effectifs. Si l'engouement pour les professions de santé (+9000 étudiants) et le droit ne se dément pas, la chute des études de sport (staps) se poursuit depuis trois ans. On est passé de 12000 nouveaux inscrits en 2003 à 7960 en 2006. «C'est une bonne nouvelle, souligne Daniel Vitry, car les staps sont trop nombreux par rapport aux débouchés offerts.»
On fuit les «facs poubelles»
Le désintérêt touche aussi les lettres, langues et sciences humaines, où ils sont 5,6% de moins. Dans le détail, les lettres enregistrent une baisse de 7%, les sciences humaines et sociales une diminution de 8,6%. La baisse continue des postes offerts aux concours enseignants depuis cinq ans, principaux débouchés de ces filières, explique aussi en partie ce phénomène. La mauvaise image des facs de sciences humaines, les plus mobilisées contre le contrat premier embauche notamment, en est une autre: «Facs de lettres et facs-poubelles sont depuis devenues synonymes chez beaucoup d'étudiants, explique un président d'université. Personne n'a envie de passer son temps bloqué à l'entrée des amphis par une minorité de jeunes, année après annéee. Et tout le monde sait que les investissements de l'Etat y sont moindres qu'ailleurs.»
Au ministère, on parle aussi d'une conscience plus aiguë de l'orientation. Mis en place l'an dernier, le système de préinscription, obligatoire cette année, est destiné à mieux expliquer les débouchés. Les universités préfèrent décourager certaines recrues plutôt que de les voir courir à l'échec.
Mais l'orientation ne convainc pas systématiquement: les jeunes ne montrent toujours pas un grand intérêt pour les sciences, des filières pourtant pourvoyeuses d'emplois. Les filières sélectives, elles, ont le vent en poupe. Les inscriptions augmentent en IUT et surtout en classes prépas (+3,3%). Une explosion limitée à 1378 étudiants en raison du petit nombre de places. Plusieurs classes préparatoires ont toutefois ouvert l'an dernier dans des villes de taille moyenne.
14:22 Publié dans UNIVERSITES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : UNIVERSITES
30.11.2007
Protocole cadre pour la réussite des universités
Le Premier Ministre, François Fillon, et Valérie Pecresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ont signé le protocole cadre pour la réussite des universités avec Jean-Pierre Finance, premier président de la Conférence des présidents d’université (CPU).
Ce protocole prévoit que d’ici à 2012, conformément aux promesses du président de la République, 15 milliards d’euros supplémentaires seront investis dans l’enseignement supérieur français. Cet engagement sans précédent de l’Etat est le plus conséquent au regard de tous les autres postes budgétaires de l’Etat. Il se traduira par une dotation budgétaire d’un milliard d’euros de plus chaque année pendant cinq ans, soit 50 % d’augmentation en 5 ans.
François Fillon a déclaré : "l’université française attend depuis très longtemps un nouveau souffle. L’enseignement supérieur est une priorité du Gouvernement avec l’ambition de donner à la France les moyens d’être compétitive en matière d’enseignement supérieur et de recherche et d’accroître sa réputation d’excellence. A cet égard, la loi libertés et responsabilités des universités (LRU) est un acte fondateur pour une nouvelle gouvernance des universités."
Le Gouvernement impulse ainsi une nouvelle dynamique de confiance avec la communauté universitaire tout en renouvelant ses exigences pour l’avenir :
concourir efficacement dans la compétition mondiale de l’intelligence par la recherche scientifique et technologique ainsi que par la diffusion et la valorisation de ses résultats ;
assurer à 50 % d’une classe d’âge d’être diplômé de l’enseignement supérieur et de s’insérer professionnellement ;
combattre les échecs et les abandons de cursus et garantir à tout étudiant des modalités de formation adaptées pour réussir son projet professionnel et personnel.
21:48 Publié dans UNIVERSITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Universités, Fillon, Pécresse
29.11.2007
RAS LE BOL
RAS LE BOL DE DEVOIR SE LEVER A 6 H DU MATIN (SURTOUT QUAND ON S EST COUCHE A 1 H POR BOSSER)POUR
EMPËCHER UNE POIGNEE DE MANIPULES DE BLOQUER LES BATIMENTS DE NANTERRE; hEUREUSEMENT CE MATIN LA POLICE
ETAIT PRESENTE.
S ILS VEULENT VIVRENT ASSISTES PAR L ETAT (LES CONTRIBUABLES) PLUS TARD, C ' EST LEUR CHOIX , PAS LE NOTRE
15:35 Publié dans UNIVERSITES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : SYNDICATS ETUDIANTS
19.11.2007
NOTE DE L'IFRAP SUR BRUNO JULLIARD
" Non ! Bruno Julliard
Sur France Inter, Bruno Julliard au nom de l’UNEF nous a servi dans une pure langue de bois un insupportable galimatias
tendant à justifier son appel à la poursuite du mouvement estudiantin…alors qu’il avait donné cet été son aval à la loi.
Par exemple il condamne les occupations de Facultés par des groupuscules anarchistes, mais aussi les interventions
policières pour les déloger. Il faut choisir, si l’on condamne les occupations, on ne peut que justifier l’intervention qui
en est la conséquence, ou alors on ne gouverne pas. Il critique le milliard supplémentaire de crédits au seul prétexte
qu’il ne serait pas inscrit dans la loi sur l’autonomie des universités mais dans le budget au titre des rénovations de
bâtiments :qu’est-ce que ça change ? Il critique encore la création de postes supplémentaires, nécessaire le reconnaît-il,
au seul motifqu’il ne s’agirait pas de fonctionnaires publics ! Il approuve l’arrivée de fonds privés et note que la France est en retard à
ce sujet, mais s’oppose à ce qu’ils soient donnés au niveau de chaque université : mais comment faire autrement puisqu’il
s’agit justement de rapprocher entreprise et université ? Mais surtout il fait comprendre, ce qui est essentiel à ses yeux,
qu’il pense avoir le soutien de la majorité des Français défavorable à la loi sur l’autonomie. Non, Bruno Julliard, vous
n’avez pas le soutien des Français, pas plus que celui des étudiants. Que ceci soit clair, et que les étudiants et leurs
familles ne se privent pas pour le crier sur les toits et partout où cela sera utile.
BN "
23:15 Publié dans UNIVERSITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UNEF, Autonomie des universités
16.11.2007
LES GANDS AXES DE LA REFORME DES UNIVERSITES
Le rôle de l’Etat
La loi du 10 août 2007 donne tout son sens au contrat pluriannuel passé entre l’Etat et les universités. Il permet d’en faire un vrai contrat d’objectifs et de moyens avec une évaluation tous les quatre ans. Pour 2008, les crédits budgétaires des universités bénéficieront d’un milliard d’euros supplémentaires, soit une augmentation de 8 % ou l’équivalent de 400 euros de plus par étudiant. D’ici 2012, un total de cinq milliards d’euros auront été consacrés à l’université.
Les droits d’inscription
Aucune disposition de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités ne concerne les frais d’inscription. Il s’agit d’une compétence de l’Etat et ceux-ci continueront d’être fixés par arrêté du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
La sélection à l’université
L’entrée à l’université reste soumise à l’obtention du baccalauréat. La loi renforce néanmoins le principe de la liberté d’inscription en premier cycle. Elle permet ainsi de s’inscrire dans tout établissement de son académie de résidence, tout en maintenant la garantie d’inscription de chaque étudiant dans l’académie d’obtention de son baccalauréat.
Le statut des universités
Le fait que les universités soient amenées à recevoir des dons, de la part d’entreprises ou de mécènes, n’implique en aucun cas leur privatisation. En effet, les universités resteront seules maîtres de l’usage qu’elles feront de ces dons.
La valeur des diplômes
La valeur des diplômes des universités ne sera pas affectée par la réforme : ils sont et resteront nationaux, fixés par l’Etat.
En savoir plus
La loi du 10 août 2007, sur Légifrance
Les clefs de la réforme des universités, livret sur le site nouvelleuniversite.gouv.fr17:30 Publié dans UNIVERSITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Université, Premier Ministre
MESSAGE AUX ETUDIANTS DE FRANCOIS FILLON
07:12 Publié dans UNIVERSITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Autonomie des Universités
16.08.2007
LOI N° 2007 1199 LIBERTES UNIVERSITES
LOI RELATIVE AUX LIBERTES ET RESPONSABILITES DES UIVERSITES
ADOPTEE PAR LE SENAT ET L'ASSEMBLEE NATIONALE
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08:35 Publié dans UNIVERSITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.07.2007
TEXTE ADOPTE PAR LE SENAT

POUR LIRE LE TEXTE DU PROJET DE LOI RELATIF AUX LIBERTES DES UNIVERSITES :
TexteNo 111 adopté par le Sénat le 12 juillet 2007:
08:20 Publié dans UNIVERSITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UNIVERSITES, SENAT
09.07.2007
PLUS DE LIBERTES POUR LES UNIVERSITES
| Plus de libertés pour les universités | |
| La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a présenté un projet de loi relatif aux libertés des universités le 4 juillet 2007. Ce projet de loi met en œuvre les engagements pris par le Président de la République devant les Français. Il s'agit de permettre à toutes les universités d'affirmer leur excellence scientifique et d'offrir aux étudiants les conditions d'une réussite sociale et personnelle fondée sur le travail et le mérite. L'atteinte de cet objectif passe par une réforme profonde de l'organisation et du fonctionnement des universités.
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15:18 Publié dans UNIVERSITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Universités
06.07.2007
EXTRAITS DU CHAT AVEC M. FILLON
François Fillon : Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que cet objectif n’est pas antinomique à celui d’inviter les jeunes à aller vers les métiers manuels. Pourquoi plus d’étudiants ? La bataille de la croissance est d’abord une bataille de l’intelligence. Pour donner un exemple, les Etats-Unis ont près de 60 % d’une classe d’âge qui obtient un diplôme de l’enseignement supérieur, c’est 37 % seulement en France. Les pays comme la Chine et l’Inde sont en train de multiplier par dix tous les ans le nombre des ingénieurs, des techniciens, qui sont formés dans leurs universités. Le développement économique de notre pays se jouera sur notre capacité à produire plus d’ingénieurs, plus de cadres supérieurs, plus de cadres tout court, plus de diplômés de l’enseignement supérieur à moyen terme. Une fois qu’on a dit cela, on n’a pas réglé la mauvaise orientation de beaucoup de jeunes. Il faut que les jeunes aillent vers les filières pour répondre aux besoins de l’économie française. Il faut les orienter vers les carrières scientifiques, techniques... De plus, il y a de plus en plus de professions manuelles qui demandent des jeunes très bien formés avec un niveau de culture générale important. Nous sommes peut-être tous amenés à changer de profession au cours de notre vie, c’est pour cela qu’il faut avoir les capacités de rebondir en ayant une bonne culture générale de base.
: Bonjour M. le Premier ministre, l’autonomie des universités ne risque-t-elle pas de privilégier les étudiants dont les parents possèdent des revenus confortables pour leurs études et les logements ? Beaucoup d’étudiants abandonnent faute de revenus trop faibles des parents ou des bourses insuffisantes.
François Fillon : Non, ce ne sera pas le cas pour une raison simple : les droits d’inscription dans les universités resteront fixés de façon nationale. Cela veut dire que l’accès à l’université est gratuit. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas des charges pour les familles comme le logement, et c’est d’ailleurs pour cela qu’on réfléchit à l’augmentation des bourses, mais l’inscription à l’université restera très symbolique, ce qu’elle est aujourd’hui, car nous ne voulons pas d’une sélection par l’argent. Donner de l’autonomie aux universités, c’est leur permettre de se gérer elles-mêmes, d’innover dans le domaine de la technologie, de permettre des partenariats avec les entreprises locales. Les universités françaises souffrent d’un déficit de moyens et de qualité de l’environnement et en même temps d’un manque de visibilité internationale qui font que des étudiants français préfèrent partir étudier à l’étranger. L’université française a mis trop de contraintes sur les établissements, on va les libérer.
: Pensez-vous que l’ouverture du financement privé pour la recherche française serait une solution à la crise qu’elle est en train de passer ?
François Fillon : Evidemment, car la recherche est financée à part égale entre le secteur privé et le secteur public. Le rôle du secteur public, c’est la recherche fondamentale et le rôle du privé, c’est de financer les applications. Or, dans notre pays, l’Etat fait un gros effort sur la recherche fondamentale, mais par contre le financement privé de la recherche est très insuffisant par rapport à l’Allemagne, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis. Il faut que la recherche soit mieux organisée, mieux évaluée, les entreprises doivent avoir intérêt à investir dans les laboratoires de recherches, c’est l’impôt crédit recherche, par exemple.
: Bonjour M. le 1er Ministre, après les réformes sur l’université, comptez-vous faire quelque chose contre la fuite des cerveaux ? Les jeunes docteurs en sciences aimeraient savoir s’ils ont encore un avenir en France. Que leur répondez-vous ? Surtout que le privé ne peut pas accueillir tous les docteurs...
François Fillon : Pour lutter contre la fuite des cerveaux, il faut d’abord redonner à notre recherche et nos universités les moyens qui doivent être les leurs, il faut aussi accepter de réfléchir à l’organisation de notre système de recherche et au statut des personnels de la recherche. Pourquoi dans les pays anglo-saxons les chercheurs sont-ils mieux payés ? Car ils ont des contrats dans des organismes correspondant à la durée de leurs recherches. Quand le contrat est terminé, les personnes retournent enseigner à l’université. Notre système est différent, les chercheurs sont à vie chercheurs, avec un système d’évaluation qui laisse à désirer et, du coup, le pays n’arrive plus à donner à tous les jeunes chercheurs les moyens financiers qu’ils sont en droit d’attendre. Il n’est pas normal qu’un jeune chercheur ait un niveau de rémunération aussi bas par rapport à ce qu’il peut espérer aux Etats-Unis. Il faut déverrouiller le système pour éviter l’empilement des recrutements. Une dernière chose sur ce sujet : les difficultés de l’université française ont conduit au développement des grandes écoles et à une relation privilégiée entre les grandes écoles et les entreprises, alors que, dans les autres pays, les entreprises recrutent les docteurs d’universités. En France, les entreprises n’ont pas confiance dans la qualité de la formation et recrutent dans les grandes écoles. Grâce à l’évaluation, la qualité, il faut convaincre que le doctorat est une formation exceptionnelle pour recruter des cadres de haut niveau dans les entreprises.
11:30 Publié dans UNIVERSITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : F.FILLON, UNIVERSITES









